Saison des Feuilles Vertes
L'eau est haute, et le paysage est méconnaissable. La pluie est toujours très présente, et la température vacille entre 10°C et 18°C. Le gibier est difficile à trouver.

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 Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires

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ÉbèneSolitaire
Perso Etoile : Soupir du RessacFiche Etoile : Présentation de Souac par ici !Messages : 322Date d'inscription : 25/12/2013Age : 17Localisation : Froid polaire.
MessageSujet: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 1:01

Ébène

Votre chat

Nom : Ébène

Âge : Elle aurait environ 18 ou 19 Lunes. Rien n'est clair, après tout. Le vagabondage n'a pas d'âge.

Sexe : Femelle

Clan ou groupe : Solitaire, ancienne domestique

Rang éventuel : Solitaire

Famille éventuelle : Il y a ses parents : sa mère, Angeline, toujours de ce monde et son père, Phils d’Onyx, qui a succombé le même jour que son oncle, Genêt. Elle avait aussi des soeurs : Willia et Rose Opaline. La première est morte. Il ne reste plus que la deuxième. Pour finir, Ébène a eu des chatons. Ils étaient au nombre de cinq. Nul ne sait si l'un d'eux est toujours vivant.


Kit by : Je dois en trouver un, car il ne manque que ça.

Description

    Ébène, ton nom te convient très bien, mais ce n’est pas essentiellement pour la couleur de ton pelage, qui n’est d’ébène que de moitié. Ton nom se rapporte à quelque chose d’autre. À beaucoup plus qu’aux simples nuances de ta fourrure…
     
    Ta silhouette a déjà été svelte, telle qu’elle aurait toujours dû l’être. Lors des premiers mois de ta vie heureuse de jeune chaton, ton enfance qui s’est arrêtée si brusquement, si abruptement. Il y a longtemps, nous aurions pu voir comment ton petit corps était mince et élancé, fait pour la course et l’escalade, celles qu’une minette comme toi ferait en tant que sauvageonne. Seulement, tu étais une domestique, une domestique qui vit son existence changer. Désormais, tu as la peau sur les os, tu sembles sur le point de t’effondrer à tout moment, terrassée par la faim ou la soif. Tes pattes n’ont pas un muscle pour les aider à supporter le poids plume de ta pauvre carcasse. Tu es décharnée, amaigrie, toi seule est responsable de tout ça. Tu es faible, il en manque peu que tu deviennes incapable de chasse, de bouger. De survivre. C’est ce fameux mot qui te fait horreur, qui te fait paniquer et perdre à nouvelle fois l’esprit : la survie de ton être, la continuation de ta vie. Survivre, tu vois le truc, cet acte que tu sembles exécrer, ou tout faire contre. Ton pire ennemi, bien que ce soit inconsciemment.
    Ce monstre est effrayant. Fuyez-le, chatons. Reines, protégez vos petits. Gardez-le à distance, guerriers. Rien de bon n’entoure cette chatte.
    Tes poils, jadis lustrés et nettoyés chaque jour, sont maintenant ternes. Ils avaient une étincelle vivifiante autrefois. Leurs couleurs monochromes semblaient vivantes, étincelant, transpirant la santé et le bien-être. S’ils n’étaient pas mi-courts tels qu’ils le sont présentement, ton pelage ne serait qu’à être tondu, rasé, du museau jusqu’à la queue. On voit la crasse, ce mélange de poussière et de terre, de sang et de boue, ajouté à cela des brins d’herbe et même des grains de sable, on obtient cet immonde manteau que tu te trimbales depuis bientôt une demi-lune. Ça ne te ferait pas de mal de te jeter dans un ruisseau ; même une flaque d’eau croupie ferait l’affaire. Tu te débarrasserais de deux trucs, du coup : de tes relents putrides, digne du campagnol en état de décomposition avancé, ainsi que de ta vie. Ça vaudrait pas le coup, d’après toi, de faire cesser la tourmente des pauvres truffes qui ont le malheur de te renifler ? Malgré qu’après ta mort, ils devraient supporter ton cadavre et les vers qui iraient avec. Peut-être est-ce mieux de continuer à amasser toutes les immondices que tu sembles attirer comme la peste. Personne oserait recenser toutes les substances qui s’emmêlent et s’entassent sur ta chair.
    Savais-tu seulement qu’un jour on t’a prénommée Damier en l’honneur de ton pelage ? Ça, ta mère l’a fait simplement pour des couleurs, car ça t’allait bien, disait-elle. Tu te souviens, au moins, que sous le tas de puces et de tiques, ou peu importe toutes les saletés qui te grouillent dessus, tu es bicolore ? Le noir et le blanc, qui s’affrontent et font de toi cette créature marbrée ? Dans cette bataille qui s’est déroulée avant ta naissance, les noirs ont gagné. Échec et mat, blancs, filez-vous cacher ! Oui, ta couleur prédominante est celle de la nuit, qui te recouvre comme un masque le visage. La truffe, le museau, le front, les oreilles, ça continue et s’étend telle une infection le long de ton cou et de ton épine dorsale jusqu’à la queue, puis paf. Disparition. Le blanc riposte en possédant ton poitrail, ton ventre et une patte arrière, larguant quelques taches immaculées dans les ténèbres, sur ton dos. Une unique et insignifiante souillure macule le haut de l’un de tes yeux. Perdue, toute cette pureté semble minuscule égarée parmi ce noir. Après tout, c’est lui qui a gagné, en s’imposant comme suzerain sur trois de tes pattes, laissant les bouts à son adversaire blanc.
    Voilà à quoi tu ressembles, extérieurement, car ton intérieur est tout chamboulé. Oui, un jour prochain, ton regard de sirène, de ce bleu soutenu qui est des plus cristallins, retrouvera toute sa lucidité. Si beaux yeux, constamment hantés par un désespoir et une culpabilité intenses et atroces. Qu’as-tu fait de mal pour que tes mirettes fixent de la sorte tes pattes blanches et tes griffes, toutes aussi pâles que ce poil ? Tu parais y voir quelque chose que nous ne voyons pas. Nous ne pouvons pas apercevoir ce qui se cache dans ta tête, derrière tes yeux hagards et brumeux. Il n’en est pas moins que quiconque s’y risquerait ne s’en sortirait pas aussi bien que toi.
    Jamais nous ne voudrions vivre le même calvaire que toi. Seules sont témoins ces fines cicatrices invisibles, cachées derrière la crasse, camouflées par ton pelage. Une multitude d’entailles soigneusement refermées par le temps, qui t’ont refusé la paix d’un repos éternel, te donnant à la place cette souffrance mentale dont tu ne peux te démunir. Elles sont le signe que tu as échoué. Elles t’obligent à ne pas oublier, à te rappeler toujours et encore cette faiblesse qui te caractérise.

Caractère

    Ébène, que ce soit la nuit ou le jour, lorsque tu retrouveras le chemin de ta guérison, tu changeras. Nous le verrons dans ton apparence, car tu reprendras soin de ton apparence. Ton pelage  bicolore retrouvera son lustre d’antan, nulles saletés ne pourront y être décelées. Ta silhouette cessera de chanceler, d’hésiter entre la chute et l’équilibre, elle sera capable de porter ton poids qui s’améliora. De nouveaux muscles recouvreront ton ossature de chatte famélique et agonisante de pensées. Enfin, ton regard de ciel s’éclairera de vie, celle que tu as présentement décidé d’abandonner. Il y brillera les étincelles des émotions qui t’ont quittée, mais qui se terraient pourtant quelque part en toi, attendant le bon moment pour resurgir. Tu auras l’air d’être vivante. Tu pourras vivre à nouveau, recommencer tranquillement et sans brusquerie, parce que si jamais tes souvenirs t’assaillent à nouveau, le risque que tu reviennes sera des plus moindres…
     
    Ébène, tu es la noirceur, celle que la clarté n’arrive jamais à éclairer. Il ne faudrait pas qu’elle te touche, car tu sombreras, encore et encore, dans ce fléau sans lumières. Cette noirceur n’est pas effrayante vue de loin. Elle ne guette personne, en quête d’une proie. Elle n’est pas non plus le prédateur qui, sans esprit, frappe les innocents. Elle est cette toile dans laquelle tu t’es emmêlée, lorsque ce cristal ô combien fragile s’est fracassé, face à la mort et à l’inavouable.
    Si tu ne comprends toujours pas, c’est que tu refuses de le voir. Peut-être es-tu désormais aveugle à l’extérieur, il n’en est moins que tu es contrainte de contempler ton intérieur et ce qui y est rattaché. Ta conscience s’est effilochée. Tu es brisée, voilà, c’est dit. Voilà ce qu’est ce cristal délicat, posé sur un rocher des plus branlants. Le rocher a basculé, entraînant avec lui ce cœur de cristal dans sa chute. Les morceaux se sont éparpillés dans ce gouffre sans fond, ténébreux, tu y es seule et sans défense contre l’extérieur. Tu dois les chercher, mais tu es trop ébranlée. Tu ne vois que cette forêt inextricable, remplie de dédales d’arbres aux ombres multiples. Comment pourrais-tu t’y repérer ? Pourquoi le ferais-tu ?
    Tu fais exprès, tu le fais inconsciemment, mais tu ne penses qu’au sang t’éclaboussant. Tes pattes en sont maculées, dans cette irréalité, parce que c’est ce qu’on t’a dit. Tu es tellement fixée là-dessus, comment pourrais-tu songer à sortir pour vivre ? Tu ne crains rien de l’extérieur, à l’abri dans cette folie. Tu ne crains rien, tu ne veux que mourir. Quelle est la vérité des derniers événements ? Que s’est-il donc passé ? Tout s’emmêle autour de toi, tu observes encore et encore ces souvenirs.
    Ta faute. C’est ce que c’est, d’après toi. Tout, tout et rien que ta faute. Les souvenirs t’entourent et te causent cette douleur, de plus en plus insupportable. Hantée à ce point, dans ta propre tête. Tu es souillée par le mal ? Tu voudrais quitter ce monde pour un autre, mais tu ne le mérites pas. Tu veux savoir, tu ne sais rien, tu ne sauras rien.
    La douleur…C’en est tellement douloureux que c’en est à mourir. Une patte après l’autre, tu erres comme l’âme en peine que tu es.
     La tristesse. La peur. L’horreur. Le dégoût. Cette haine que tu as envers toi-même, car c’est ce que tu mérites. La culpabilité. Ce sentiment mielleux, qui t’accompagne, qui te pousse lorsque tu voudrais t’arrêter. Tu ne méritais que ça, perdue dans ces abysses, sans esprit, brisé qu’il est.
    Tu ne retrouveras jamais tous les morceaux. Est-ce bien ou mal ? Ce cristal ne sera jamais complet, car il en manque d’importantes pièces. Kaelis. Ladvari. Aléas. Arachnéa. Lumière.
    Cinq qu’ils étaient, moins qu’ils ne représentent vraiment.
     
    Ébène n’est pas ce qu’on appelle communément folle. Elle est atteinte de ce qu’on appelle folie, mais de cette folie différente, qui change les gens et qui les exile loin des autres, dans leur monde. Elle a trop vécu dans trop peu de temps. Tellement que son propre esprit a éclaté, brisant tout ce qui pourrait être réel pour elle. Elle n’a plus de confiance. Elle n’a plus de vie. Elle n’a plus cette ancre que tout le monde a, que ce soit en soi, ou en quelqu’un d’autre, pour l’empêcher de couler. Elle n’a plus d’existence.
    Elle s’en veut plus que tout au monde. C’est ce qu’elle affirme dans ses divagations. Elle a perdu sa forte personnalité, tout normalement, lorsque tous ses désastres sont arrivés. Elle ne voit plus que le négatif, elle fait tout pour se rabaisser, pour se trouver des raisons de périr. Elle veut se faire mal, se punir, sauf qu’elle n’en a pas le mérite. Elle a ce désespoir qu’elle traîne avec elle, comme si c’était un collier qui lui enserrait la gorge.
    Il faut se l’avouer, elle est des plus pitoyables. Elle est une victime, mais elle fera tout pour se prouver le contraire, pour que tous l’évitent et la prennent pour le tyran qu’elle n’a jamais été. Elle n’est plus lucide.
     
    Avant, Ébène n’était pas comme ça. Elle a toujours été sur la corde raide, bien qu’aujourd’hui, elle soit tombée. Elle a toujours veillé à protéger les autres, devenant cette furie dangereuse lorsqu’on osait toucher à ceux qu’elle aimait. Les trahisons l’ont sculptées de la sorte, faisant qu’elle fasse tout pour défendre et rendre heureux ceux qui lui restait. Ce besoin viscéral qu’elle avait de vouloir sauver les autres l’aura mené à sa perte. Ne pas savoir l’a détruite, le doute s’était immiscé en elle, fissurant ce cristal auparavant incassable. Puisque lorsqu’elle n’arrivait pas à leur épargner la mort, c’était après tout sa faute. Elle avait attiré le courroux des autres sur eux. Elle n’avait pas été là pour eux. Elle les avait abandonnés. Elle les avait tués. Elle s’en voulait.
    C’était arriver des tonnes de fois, ce scénario grotesque qui se répétait à l’infini, on aurait bien dit. Les malheurs qui s’accumulaient, le mal qui s’ajoutait encore et encore à celui d’avant. La souffrance devenant insoutenable, le rythme qui s’accélérait. Puis il n’y eut plus rien. Plus rien à protéger, plus rien pour la protéger, elle. Elle s’était rongée de l’intérieur, anéanti par ses propres pensées, ses propres velléités échouées, elle n’en avait plus pour l’avenir. Une coque vide se questionnant sur tout. Sur ce qui avait été. Sur tout ce qui avait été.
    Aider les autres, son caractère de pacifiste, toute la gentillesse et la vaillance qui avaient été ses repères, tout ne servait plus à rien s’il n’y avait plus personne autour d’elle. Son éternel bonté était inutile. Sa manière de redonner la bonne humeur aux autres, peu importe comment elle se sentait elle-même. Son absence totale de rancune ou de hargne envers la vie et le monde. Son instinct de mère qui n’avait, au bout du compte, servi à rien.
    Elle n’était plus cette force de la nature, entêtée et surprotectrice. Elle était la prisonnière de ses échecs et de ses faiblesses. Elle était la compagne de ses souvenirs de mort et de malveillance. Elle n’était plus que l’ombre sombre du passé.

Histoire


    On a tous vu passer cette pauvre femelle et ses trois chatons.
    L’un blanc comme neige, uniquement marqué d’une tache au-dessus du même œil que sa mère, lui arrachait un sourire, se nommait Kaelis.
    Le deuxième, un mâle lui aussi, était blanc et noir. Il était musculeux et avait, déjà à son jeune âge, une posture arrogante. Il s’appelait Ladvari.
    La dernière était blanche, noire et rousse. La minuscule femelle avait un regard bleu détonnant vu son pelage. Son nom à elle était Aléas.
    Derrière eux traînaient une femelle noire et blanche, aux yeux saphir. Elle avait l’air piteux et un peu sonné. Elle était lasse de vivre et elle n’était âgée que de onze lunes. Elle semblait s’éveiller quand son regard brumeux s’égarait en direction de ses petits.
    Damier était devenue Ébène.
    Ébène ne savait pas que ses petits mourraient bientôt. Elle aurait le malheur de les laisser seuls pendant quelques heures à leur tanière. Elle aurait l’horrible surprise de les retrouver tous dans d’épouvantables états. Puisqu’ils avaient été bien sages, les petits étaient restés dans leur nid. Deux d’entre eux, du moins, car Ladvari n’obéissait jamais complètement.
    Le petit rebelle était sorti en entendant des bruits, des rires. Jamais il n’en avait entendu de si proches et cela l’avait intrigué. Ces bruits appartenaient à des bipèdes passant par là. Le chaton bicolore prit peur lorsque les deux-pattes se dirigèrent vers lui en courant sur leurs grandes jambes. Il sauta par-dessus l’entrée de sa tanière et un instant plus tard, ces poursuivants humains le suivirent. Leur poids fit s’écrouler la terre qui composait en majeure partie la tanière.
    Ladvari continua à courir, ne pouvant s’arrêter. Derrière lui, il y avait le corps enfoui de son frère immaculé, qui devait maintenant être souillé de terre. Kaelis s’étouffait déjà, certainement, surpris par le brusque éboulement de terre sur sa tête alors qu’il était pourtant endormi. Si lourd cela pesait sur son poitrail et ses côtes, si difficile était-ce d’acheminer un tant soit peu d’oxygène à ses poumons écrasés.
    Aléas n’eut pas la chance d’avoir cette mort par asphyxie, affreuse mais pourtant brève. La chatonne avait entendu le miaulement paniqué de Ladvari lorsqu’il était poursuivi. Elle avait alors sorti le bout de son museau, osant poser une patte à l’extérieur. Quand les humains détruisirent la tanière, elle se retrouva à demie-enfouie sous l’amas de terre. L’un des pieds bottés des bipèdes vint s’ajouter à cette lourde charge et broya le bas de sa petite carcasse. Elle miaula de pure douleur, en vain. Sa respiration devint vite laborieuse et elle s’évanouit après avoir tenté pendant quelques minutes de gratter la terre autour d’elle, s’arrachant des griffes au passage. Aléas agonisait lentement, son âme refusant de quitter son corps possédé par la souffrance.
    Leur mère revint et trouva ainsi sa progéniture. Des traces de bipède qui avaient en une seconde anéanties sa misérable existence de chatte esseulée et mélancolique. Elle était dévastée et horrifiée par ce cadavre écrasé, celui aux poils tricolores de sa minuscule chatonne qui, bien qu’elle ne l’ait jamais désiré, avait immédiatement trouvé une place dans son cœur abîmé. La jeune chatte creusa la terre pour arracher à ce tombeau une autre dépouille. Son premier fils, il y a quelques heures vivant et si malicieux, mort et froid, son pelage blanc devenu brun et sale. Quant à Ladvari, elle ne trouva nulle trace de lui. Il avait disparu et malgré son état désolé, la femelle fantôme se mit à vagabonder à sa recherche.
    Ébène regardait maintenant le monde sous un œil encore plus sombre qu’auparavant. Elle ne voulait pas vivre. Elle cesserait de le faire quand elle aurait trouvé les restes de son dernier chaton. Après tout, ils avaient été ses seules raisons d’exister. Sans eux, il n’y en avait pas, car elle ne méritait pas de vivre, encore moins qu’avant.

    -

    Si elle avait bravé la peur de mourir, ses chatons ne seraient pas nés, ils ne seraient pas morts et elle n’aurait pas eu à revivre cette horreur une deuxième fois. Sa faute. L’une de ses nombreuses fautes. Toutes portaient un nom. Willia. Phils d’Onyx. Kaelis. Aléas.
    Elle avait apporté le malheur en vivant et en attirant sur elle l’intérêt de son oncle Genêt. Elle avait apporté son malheur en mettant au monde des chatons. Elle avait apporté le malheur en mettant au monde de nouveaux chatons. Car oui, son calvaire continuerait tant qu’elle vivrait.

    -

    Ladvari avait semé les bipèdes en s’enfonçant dans la forêt pour déboucher sur la ville. Il était tombé sur de cruels chats des rues. Ébène put le retrouver, mais elle ne put le libérer sans conséquences. Elle devrait rester avec ces matous malveillants et ils ne tueraient pas son petit.
    Mensonges. Tous mentent, après tout. Ils finirent par l’achever après lui avoir fait subir un éprouvant traitement. Ladvari, si fier, si terrifié, si mort et oublié. Jamais on ne devrait voir des entrailles à la lumière du jour.
    Ébène, restée avec ces meurtriers, vit son ventre s’arrondir. Son corps déjà si difficile à traîner avec sa faiblesse, devint trop lourd pour qu’elle se déplace. Deux nouvelles victimes vinrent au monde. Deux nouveaux chatons pour la pauvre chatte de quinze lunes, abandonnée car devenue un fardeau, par sa condition physique et mentale. Elle n’avait pas d’espoir et aurait voulu mourir. Se laisser agoniser. Si elle le faisait, qui nourrirait ses chatons ? Qui prendrait la peine de prendre en charge deux nouveau-nés encombrants et affamés ?
    Ébène les traîna avec elle, sa maigre carcasse trouvant un maigre réconfort à ces nouveaux petits. Ils grandirent alors que leur mère semblait rapetisser, ils grandirent même s’ils gardèrent la plus grande des faiblesses. Ils ne grandirent pas longtemps. Ils ne grandissaient jamais longtemps. Plus de petite Arachnéa, noire de pelage, pelage étalé sur un chemin de goudron, mêlée à cette lueur rougeâtre une fois le soleil aberrant revenu. Était-ce bien elle qui avait traversé au mauvais moment ? Tout ce noir se ressemblait tant... Lumière, ce chaton merveilleux, blanc et éclatant, qui était ce que représentait son nom, aurait péri plus tard que sa sœur. Jamais ne voudrait avouer son crime sa pauvre mère traumatisée. Comment la lumière pouvait-elle s’amenuiser ? La lumière ne tombait pas malade…La lumière aurait-elle survécu ?
    Périr, voilà un avenir. Périr que voudrait devenir Ébène, chatte trop vieille pour son âge, qui ne possédait rien d’autre qu’un esprit éclaté. Que des fragments de cristal éparpillés, qui ne signifiaient que la mort et le désespoir, car voilà ce que la vie réservait à la pauvre Ébène.

    Ébène d’âme et de péchés.



Vous

Puf : Soupe

Age : 15 ans, désormais.

Que pensez-vous du forum ? Il est le meilleur auquel j'ai pu participé. Les meilleurs membres, les plus beaux codages et les plus divins designs !

Comment avez-vous connu le forum ? C'était il y a longtemps, grâce à une pub.

Codes du règlement : Sluurp ~

Est-ce un DC ? Oui

Serrez-vous actif ? Oui

Autre chose ? Ce perso va vivre et évoluer. Ces descriptions sont pour le moment, pas pour le futur obligeamment.

Code by Luna


Dernière édition par Soupir du Ressac le Mar 3 Fév - 21:58, édité 8 fois
Guérisseuse du Clan de la Lumière
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Pistache AmbréeGuérisseuse du Clan de la Lumière
Messages : 2054Date d'inscription : 22/07/2013Age : 19Localisation : Bonne question
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 7:16

Bienvenue !
Tatata, va repêcher les vrais codes ;p
Il te manquera également l'histoire et un kit puis tout sera bon.
Ah, puis il te manque 4 Ilidrs pour avoir ton DC *-*

Tu as jusqu'au 22 Décembre pour tout cela.


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Décadence HérétiqueGuérisseur du Clan des Ténèbres
Messages : 23Date d'inscription : 26/11/2014
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 13:35

Rebienvenuuuuue ! (j'aime beaucoup son caractère *^*)


Chef du Clan de la Brume
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Étoile de MandragoreChef du Clan de la Brume
Messages : 1484Date d'inscription : 18/01/2012Age : 20
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 15:35

Et bien re Soupe :D !
Par contre, il te faudra passer ce personnage là en compte principal une fois validée ;)
http://catsdestiny.forumgratuit.org







Adulte:
 




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Petite LuneChatonne du Clan des Lueurs
Messages : 266Date d'inscription : 24/04/2014Age : 16Localisation : quelques parts dans la forêt
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 16:48

Re bienvenue à toi petite canadienne ^^
Que j'aime ton perso *-* Une fois validé, Rp ?


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ÉbèneSolitaire
Perso Etoile : Soupir du RessacFiche Etoile : Présentation de Souac par ici !Messages : 322Date d'inscription : 25/12/2013Age : 17Localisation : Froid polaire.
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Lun 8 Déc - 23:54

Merci, merci (:
Luna, il me manque beaucoup plus d'Ilidrs que ça, je pense. Je vais chercher les codes. Et le kit...Je vais essayer de me débrouiller.
D'accord...Je deviendrai Ébène ! 
D'accord Winnie ! Ça sera un plaisir !


Laissez-moi vous présenter un esprit fracturé, de son nom Ébène ~
Signature à venir futurement.
Guérisseuse du Clan de la Lumière
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Pistache AmbréeGuérisseuse du Clan de la Lumière
Messages : 2054Date d'inscription : 22/07/2013Age : 19Localisation : Bonne question
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Mar 9 Déc - 7:10

Voui il t'en manquait 44 scuse moi, maintenant 41 ^^'


Guérisseuse du Clan de la Lumière
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Pistache AmbréeGuérisseuse du Clan de la Lumière
Messages : 2054Date d'inscription : 22/07/2013Age : 19Localisation : Bonne question
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Jeu 11 Déc - 7:12

Codes et Histoire bons, te manque plus qu'un kit ( et les Ilidrs )


Chef du Clan des Lueurs
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Étoile du PapillonChef du Clan des Lueurs
Messages : 1318Date d'inscription : 06/07/2013Age : 19
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Dim 11 Jan - 0:25

Je me permet de upper. Souac ? :)



Murmure Enchanté, Nuage du Paon & Voleur des Bois:
 
Guérisseuse du Clan de la Lumière
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Pistache AmbréeGuérisseuse du Clan de la Lumière
Messages : 2054Date d'inscription : 22/07/2013Age : 19Localisation : Bonne question
MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   Mar 3 Fév - 23:41

Tu es donc validée, je t'ai retiré les 200 Ilidrs =)
Bon jeu o/


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MessageSujet: Re: Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires   

 
Le cristal est fragile et délicat. Il est si facile de le faire éclater en morceaux...Mais si difficile de le reconstituer sans en oublier quelques uns - Ébène || Solitaires
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