Saison des Feuilles Vertes
L'eau est haute, et le paysage est méconnaissable. La pluie est toujours très présente, et la température vacille entre 10°C et 18°C. Le gibier est difficile à trouver.

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 Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]

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MessageSujet: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Mar 22 Oct - 13:54



Discussion …
...au grand air.





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« Parler soulage, parait-il. »

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Pour ne pas changer, la journée débute tranquillement aux chants des oiseaux. Le soleil se lève dans le ciel bleu, disparaissant de temps à autre lorsqu’un nuage le cache. Les Guerriers qui ont monté la garde cette nuit vont se reposer dans leur caverne tandis que d’autres se lèvent encore ensommeillés par leur nuit. Moi, je les regarde depuis l’entrée de mon antre. Avec un sourire sur les babines. Chose qui n’était pas arrivée depuis…Qui n’était jamais vraiment arrivée en réalité.

Bien entendu, j’étais particulièrement fière et heureuse d’être la Guérisseuse du Clan des Ténèbres. Mais ce n’est que depuis quelques temps que j’affiche enfin ma gaité. Jusqu’à présent, je n’avais fait preuve que d’un dévouement sans faille pour mon nouveau poste idéale pour ne pas affronter les autres ou moi-même. Je m’étais voilée la face. Non, avant je n’étais pas heureuse. Qui pourrait l’être, sachant que normalement, ce n’était pas vous qui devriez être ici ? Qui pourrait rire et avoir le cœur léger en sachant qu’un groupe de chats avec le cœur sur les pattes étaient morts en combattant et que vous, vous aviez survécu et perdu votre famille ?

‘’ Pas moi en tout cas.’’

Pourtant, maintenant, quelque chose a fait changer la balance. Je peux m’autoriser le bonheur finalement. Je peux sourire et profiter de mon poste sans avoir le sentiment d’usurpation qui me mettait mal à l’aise. Je ne suis plus la petite estropiée qui a profité de la mort de son groupe pour survivre. Je ne suis plus l’Apprentie-Guérisseuse boiteuse qu’on a choisi plus par pitié. Oh que non. Maintenant je suis la Guérisseuse, et bien contente de l’être !

La matinée passe sans incident. Je fais mon tour du camp, comme tous les jours. Enfin, presque. Pour la première fois depuis un moment, je ne passe pas dans la pouponnière d’entrée de jeu. Plus la peine, il n’y a aucune chatte sur le point de mettre bas, et les autres sont assez en formes pour s’occuper de leurs chatons le temps que je passe voir les autres chats. Je parlotte un peu avec les Guerriers et argumente sur le temps de la journée avec les Anciens. Puis je rentre à mon antre pour un brin de toilette. Tranquillement le camp continue de se réveiller.

Hélas, ma propre tranquillité ne dure pas. Pourquoi cela m’arrive, je ne sais pas. Mais régulièrement, lorsque je me retrouve au calme, avec moi-même, des souvenirs reviennent sans cesse. Autant des bons que des mauvais, malheureusement. Aujourd’hui, comme hier, et avant-hier, c’est le même qui vient envahir mes pensées. Le plus frais dans ma mémoire, mais qui pense encore qu’il doit revenir au-devant de la scène, comme si je pouvais l’oublier d’un jour à l’autre.

Le soir tombait. Ou le jour se levait ? Je ne sais plus. Je n’ai jamais vraiment sus pour tout dire. Je sais que je me reposais tout de même, car à jamais sont gravés dans ma mémoire les hurlements de précipitation qui me tirèrent de mon sommeil. Ces paroles, je ne pourrais jamais les oublier même si je le voulais vraiment. Mais le fait est aussi que je ne le veux point. C’est une leçon qu’il me faut garder à l’esprit pour l’avenir. Comme une punition. Comme un châtiment.

Cependant, pas le temps de continuer dans mes pensées sombres et ténébreuses. Le soleil disparait derrière les nuages, chassant les ombres de mes souvenirs pour me ramener au beau présent. Les étoiles brillent de mille feux déjà. Je rentre dans mon antre, le sourire retrouvé. Il est là-bas maintenant, et il veille sur moi. Alors que je m’occupe de mes réserves, je constate que je suis plutôt fatiguée. Alors sans perdre de temps, je vais me coucher.

« Bonne nuit Fragment du Crépuscule. »

Lentement je glisse dans le sommeil. Pour en sortir bien vite. La nuit est encore là lorsque j’ouvre les yeux. Le souffle court, je suis étourdie et perdue. Où suis-je ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Maman ? Papa ? Or, Crystal ? Fragment du Crépuscule ! Pourquoi il n’y a personne ? Répondez ! Toujours aussi perdue, je me lève et commence à marcher. Trop vite cependant. Ma patte blessée à vie ne suit pas le mouvement. Elle se prend dans le bord de ma couchette. Je tombe, un feulement de surprise m’échappe. Je reste affaler par terre, face contre le sol.

Petit à petit, je reprends mon souffle. Les battements de mon cœur se font moins précipités, moins rapides. Encore sous le choc, je ferme fermement les yeux, et laisses couler les larmes qui viennent toutes seules. J’ai eu si peur. J’ai peur. A moitié éveillée, à moitié dans le sommeil, il me faut encore plusieurs minutes pour me calmer complétement et comprendre enfin ce qui est arrivé.

Alors seulement je m’autorise à me redresser. Assise sur le sol froid de ma caverne, je constate avec un soupir le bazar que je viens de mettre. Heureusement que je n’ai pas de patient, ou d’apprenti encore, sinon il aurait été drôlement secoué. Je me souviens encore nettement de mon cauchemar. C’était horrible. Si terrible et réaliste… Les larmes viennent encore plus nombreuses et je sens qu’il me faut prendre l’air. Je sors de ma tanière et me faufile hors du camp. Je cours tant bien que mal, la vision brouillée. Je parcours les bois sans faire attention, et l’inévitable arrive bien vite. A bout de souffle, tremblante d’épuisement et d’émotion, je finis par percuter quelqu’un. Heureusement, je réussis à ne pas tomber au sol. Pour ne pas me ridiculiser encore plus. Redressant la tête, je regarde celui que j’ai percuté. Le vent de ma course a séché mes larmes.

« Veillez me pardonner, je n’ai pas fait attention. Vous allez bien ? »

Mon instinct de Guérisseuse reprend le dessus aussitôt. Si jamais je lui ai fait mal, je dois le soulager ! C’est mon rôle, et se serait ma faute dans le cas présent. J’attends donc sa réponse assez nerveusement, tout en essayant de me montrer assurée. Je ne veux pas faire plus de honte à mon rang et à mon clan. Un rapide coup d'oeil m'apprend que nous sommes à la Souche Ancienne. Ais-je donc fait tout ce chemin en courant sans m'en rendre compte ?




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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Mer 13 Nov - 14:31


Fureur du Lion

Discussion au Grand Air
feat …

Le jour avait laissé place à la nuit, tout comme l’énergie de Fureur de Lion avait laissé place à une immense fatigue. Durant toute la journée, il avait participé activement aux activités qu’on en charge les Guerriers du Clan. Malgré ce que l’on peut penser, Fureur du Lion en ménageait pas ses efforts et ce même au vu de son grand âge, car oui on ne va pas se voiler la face, Fureur du Lion ne ferait pas de vieux os, il rejoindrait surement la Tanière des Anciens dans quelques lunes. En attendant, il profitait encore du bonheur d’être un Guerrier. Fureur du Lion entra, comme chaque soir depuis de nombreuses lunes, dans la Tanière des Guerriers et se dirigea vers la litière qui lui était propre. Exténuer par sa journée, il ne pris pas le temps de vérifier si sa litière était sale ou propre, il s’effondra sur le lit de mousse et se recroquevilla tout aussi rapidement. Ses paupières ne se firent pas priées, elles se fermèrent délicatement et Fureur du Lion tomba dans les ténèbres du sommeil. Il passa une bonne partie de la nuit à dormir jusqu’à ce qu’une brise fraiche vint à la réveiller. Il grommela et passant une patte sur ses oreilles, il tenta de retrouver le repos. Malheureusement pour lui, il ne le retrouva pas, ses fines paupières s’ouvrir sur des yeux vert émeraude. Il maugréa de nouveau et finis par se lever et sortir de la tanière dans laquelle il était censé passer la nuit. Une fois dehors, il s’assit dans un coin reculé du Camp et il se mit à observer les étoiles. On disait que chacune des étoiles de la toison argentée était un Guerrier de jadis qui veillait depuis là-haut sur le Clan dans lequel il avait toujours vécu. Fureur du Lion songea que bientôt, il les rejoindrait et il retrouverait ses parents. Ils ne les avaient pas revus depuis leur mort respective et pour tout vous dire, ils ne lui manquaient pas tant que cela. Du moins c’est ce qu’il voulait se faire croire puisqu’ils s’efforçaient de ne pas penser à eux à longueur de journée. Un hululement d’hibou fit retomber le vieux matou sur Terre. Il se leva et s’étira tous ses vieux muscles. Lorsqu’il se redressa, ceux-ci roulèrent sous son pelage et il se mit à marcher. Il passa l’entrée du Camp, puis non loin des Terriers. Une idée lui vint en tête, et s’il essayait de chasser en nocturne ? S’il essayait d’attraper quelque chose pour les premiers Guerriers qui se lèveront pour la patrouille de l’aube, ils seraient surement contents de manger du gibier frais. Fureur du Lion se mit à humer l’air, à la recherche de proie facile à attraper. Regardant et humant à droite, à gauche, en haut, en bas… Au bout d’un petit moment passé à chercher une proie qu’il ne trouva pas, il baissa les pattes et décida qu’il chasserait au retour de sa promenade nocturne. Il n’allait pas s’énerver durant une si belle nuit. Il posa son regard sur la lune qui n’allait pas tardé à être pleine et tout en ne la quittant pas des yeux, il chemina un long moment si bien qu’il passa, sans s’en apercevoir, devant ce que son Clan appelait l’Arbre Centenaire, l’Etendue de Fleur et le Saule Solitaire. Il fit une pause devant se dernier et se comparant à lui, il resta un long moment planté devant l’arbre. Heureusement qu’il faisait nuit car Fureur du Lion ne voulait pas être surprise à ruminer devant un vieil arbre, qui lui ressemblait tellement en somme. Le vieux Guerrier du Clan des Lueurs finit par abandonner l’arbre solitaire et continuer son chemin. Sans faire attention où ses pattes le portaient, tantôt il regardait à droite, à gauche, le ciel, le sol… Il ne cessait d’observer tout ce qui se passait autour de lui, il était curieux et ce depuis toujours. Fureur du Lion arriva dans une grande clairière, il plissa des yeux et reconnut immédiatement le lieu d’assemblée des quatre Clans. Il regarda en contrebas et il vit la Souche Ancienne, comme tout le monde daignait l’appeler. Une envie soudaine de descendre dans la combe lui pris. Comme pour répondre à ses désirs, il descendit lentement la pente raide et rejoignit le contrebas de la clairière. Là, il essaya de se repérer dans la nuit, il cherchait la place qu’il occupait à chaque assemblée depuis des lunes et des lunes. Lorsqu’il la trouva, il s’assit comme pour assister à une assemblée. Sa queue s’enroula autour de ses pattes et il plongea son regard vers la Souche Ancienne. Il se perdit dans des songes d’Assemblée et d’autres vieux souvenirs émanant de ce lieu quand soudain, il fut violement percuté dans le flan. Il feula et s’écarta rapidement de la chose qui lui était rentré dedans. Ses babines se retroussèrent et laissèrent apparaître des crocs jaunis, ses griffes sortirent de ses lourdes pattes et son poils doubla de volume. Il cracha et feula sans même voir qui se tenait devant lui. Ce pouvait bien être un renard, un blaireau, un chat solitaire, un domestique ou un chat clanique, s’il ne s’excusait pas de suite, il allait devoir sortir ses griffes et pointer ses crocs pour se défendre. En un instant, la combe devint sombre, Fureur du Lion esquissa un adressa un regard interrogateur au ciel, il vit qu’un nuage passait devant l’astre de nuit. Un mauvais présage ? Non, ce n’était pas un soir d’assemblée, ce devait être un simple nuage. Du coin de l’œil, il chercha la bête qui avait bien pût le percuter. Il ne vit rien ni personne et baissant un peu sa garde, il entendit une voix emplit d’angoisse et de mélancolie :

« Veillez me pardonner, je n’ai pas fait attention. Vous allez bien ? »

Fureur du Lion cligna des yeux pour s’habituer à l’obscurité et lorsqu’il put enfin voir une silhouette noire, il reconnut à l’odeur Ombre d’Argent, la Guérisseuse du Clan des Ténèbres. Fureur du Lion un peu honteux remit sa fourrure en place, rentra ses griffes et masqua ses crocs. Il ne pouvait pas faire de mal à Ombre d’Argent, il ne devait pas s’attaquer à une Guérisseuse. Il se lécha le poitrail un peu gêné et il dit comme pour rassurer la jeune chatte :

« Tu es pardonner et ne t’en fais pas, jeune chatte, je suis encore assez résistant pour un vieillard. »

Sur ces mots, Fureur du Lion  sourit à la jeune Guérisseuse et examina de plus près son état. Il fit rapidement le tour de son corps et vit qu’il n’avait rien d’autre que quelques égratignures. Il aurait au plus un bel hématome à l’endroit où la chatte l’avait percuté, mais rien de grave en somme. Son pelage d’habitude de couleur fauve était grisâtre à cause de la poussière qui avait volé lors de son choc avec Ombre d’Argent. En quelques coups de langues, il lui rendit sa couleur habituel, se débarrassant des grains de poussières inutiles. Il se rassit ensuite, mais cette fois-ci fasse à la Guérisseuse, et enroula de nouveau sa queue entre ses pattes.

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Dernière édition par Fureur du Lion le Mer 12 Mar - 20:56, édité 17 fois
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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Mar 19 Nov - 11:09



Discussion …
...au grand air.





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« Parler soulage, parait-il. »

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Pattes, ok. Griffes, ok. Queue, ok. Tête, un peu secouée mais ok. Pelage, sale. Voilà, vérification terminée. Bon ! Heureusement, je n’ai rien. Ah, quelle belle idiote je fais parfois je vous jure ! Tête en l’air comme pas deux. Franchement, j’ai honte. Il n’aurait plus manqué que je me casse quelque chose tient, on aurait été dans de beaux draps !

Aussi je suis bien soulagée d’entendre que celui que je viens de percuter n’a rien du tout ! J’en soupir même de soulagement. Vraiment, je suis contente. En plus, maintenant que tout est beaucoup plus calme, je me rends compte que c’est Fureur du Lion, le vieux Guerrier des Lueurs que j’ai frappé malencontreusement. Quelle idiote, mais quelle idiote ! Enfin, le Clan des Etoiles soit loué, il n’a rien ! Que je m’en serais voulu du contraire !

« Fureur du Lion ! Heureuse de vous revoir, même en de telles….circonstances… »

Bah, quelle salutation pathétique. Je fais pitié. Mais bon, en même temps, je viens de lui rentrer dedans san prévenir. Je ne sais pas sur quelles pattes me mettre. J’ai tellement honte. La prochaine fois, je tâcherais de regarder un peu plus où je mets les pattes. Au pire, je crierais pour prévenir de se retirer de ma route ? … Non, j’ouvrirais les yeux, c’est mieux pour tout le monde.

Une fois remise de mes émotions, mais toujours gênée, je me prends à m’interroger. Que fait un tel personnage en ces lieux, à cette heure avancée de la nuit ? Est-ce que lui aussi n’a pas arrivé à trouver le sommeil ? La curiosité s’éveille en moi. J’ai envie de demander, mais ça ne se fait pas ! Si il veut m’en parler, il parlera.

Le silence commence à s’installer entre nous, et je suis encore plus confuse. Il doit m’en vouloir pour l’avoir secouer de la sorte. J’y pense, il aurait pu se croire attaquer et me sauter dessus ! Si il avait été plus jeune et moins expérimenté, j’ose croire que c’est ce qu’il serait arrivé. J’ai déjà eu cette expérience avec ma Lieutenante, et quand j’étais plus jeune.

Ne sachant trop comment me mettre, je décide de m’assoir face au vieux mâle. Et c’est alors que je me souviens de la poussière qui m’accule mon pelage. Rapidement, je passe ma langue un peu partout, histoire de retirer le plus gros. J’ai même retrouvé un brin d’herbe emmêlé dans mes poils. Beurk. Je m’empresse de le retirer.

Une fois présentable, je reporte mon attention sur le vieux lion. Il a l’air tellement fier ! J’ai toujours admiré les Anciens et les plus vieux Guerriers. C’est vrai quoi. Ils sont toujours sortir vainqueur, ils ont survécu à tellement de choses. Ils ont temps à nous apprendre, à nous conter ! Pourtant je me souviens d’un temps où, très jeune, je ne supportais pas de les entendre nous faire la morale.

Le passé quitte mon esprit aussi vite qu’il est arrivé. Le silence dure encore. Mince. Je regarde à droite, à gauche, il n’y a rien. Que faire ? La queue enroulée autour des pattes, je me risque à engager la conversation.

« C’est une belle nuit pour … euh… se promener. »

Bravo. Belle tentative foireuse de commencer la conversation. C’est typiquement moi ça. Empotée jusqu’au bout, jusqu’au cou. Je fais un petit sourire, autant pour me montrer engageante que pour dissimuler mon embarras. Je n’ai pas l’habitude de commencer les conversations, ni même de les poursuivre. Surtout avec un chat étranger à mon Clan. Il n’y a encore que mes collègues avec qui je parle librement.

Pourvu que le Guerrier continue, ou alors qu’il s’en aille ! Il ne manquerait plus qu’il reste là, sans rien faire. Je me sentirais bien mal. Je prie pour qu’il parle, peu importe ce qu’il dira.




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Chef du Clan de la Lumière
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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Dim 1 Déc - 16:23



Discussion au Grand Air
feat Ombre d'Argent

Observant la jeune chatte qui se tenait en face de lui, Fureur du Lion savait ce qu’elle avait derrière la tête. Elle voudrait à tout prix l’ausculter et vérifier si tout allait bien comme il le prétendait. Il connaissait les Guérisseurs et les Guérisseuses. Ils étaient toujours à s’inquiéter pour un rien. Il avait une amie qui était Guérisseuse. C’était Pistache Ambrée et elle était la Guérisseuse du Clan de la Lumière depuis longtemps déjà. Ce n’était qu’une petite chute dans la poussière, rien de plus. Il n’y avait vraiment pas de quoi s’inquiéter. Le vétéran vit le regard d’Ombre d’Argent aller de ses pattes à ses griffes pour finir par regarder sa queue. Il soupira et sourit légèrement. Elle était vraiment bizarre cette chatte. Elle étonna même le matou. En général, elles se préoccupaient de leurs patients avant même de s’occuper d’elles. Celle-ci était différente. Mais peut-être pas en mal. Au fond, si elle était en train de souffrir, comment pourrait-elle secourir un malade ? Elle ne le pourrait pas. Est-ce que seulement elle avait eut ce raisonnement où est-ce qu’elle avait pensé en égoïste ? Venant d’une jeune chatte, il penchait plus pour l’égoïsme, mais il pouvait très bien être surpris comme il venait de l’être par sa réaction. Depuis le temps, il savait qu’on ne jugeait pas sur l’apparence ou l’âge. En somme, elle ne semblait pas avoir plus de vingt lunes. Et lui qui avait espéré se retrouver seul ici. Il venait de rencontrer une âme errante, tout comme la sienne. Une âme errante… Pour lui il n’était que cela, une âme enfermée dans un corps massif et se faisant vieux. Bientôt, il le quitterait et en aurait un plus jeune et emplit d’étoiles. Il secoua sa tête, il ne voulait pas penser à cela, il n’était pas encore mort. Il avait encore tant à donner à son Clan. Il pouvait encore entrainer un Apprenti ou deux. Il pouvait encore être utile.  Il se demandait ce qu’elle pouvait bien venir faire en ce lieu sacré. Lui ? Il venait chercher un certains réconfort en regardant le ciel, il était certes plus beau depuis les landes qui abritaient son Clan, mais il préférait venir ici. Pourquoi ? Pour que personne ne vienne l’embêter. Mais voilà, aujourd’hui, il était tombé sur quelqu’un d’autre. Depuis le temps qu’il venait ici, il s’était déjà imaginé une scène type. Il ne s’était jamais imaginer celle-ci, une Guérisseuse lui rentrant dedans. Regardant de nouveau la chatte qui finissait son « tour » de contrôle, il vit qu’elle jetait un coup d’œil sur son pelage. Il était comme couvert de poussière grise. Le noir et le gris se mariait assez bien. Lui aussi son pelage était devenu grisâtre lorsqu’il avait chuté. Seulement, le fauve et le gris n’allait pas vraiment ensemble et de plus, il n’aimait pas être sale. Et c’est pour cela qu’il venait de le lustrer et de retirer les particules de poussière qui s’y était invitées clandestinement. Fureur du Lion qui était devenu patient avec l’âge attendait quelque chose venant de la chatte. Peut-être des excuses ? Cela se voyait comme le museau au milieu de la figure, elle s’en voulait pour lui avoir rentré dedans. Mais en même temps, ce n’était pas que sa faute. Fureur du Lion n’avait qu’à pas être là au mauvais endroit et au mauvais moment. Ce qu’il attendait se produit, la jeune chatte noire ouvrit la gueule et un son en sortit :

« Fureur du Lion ! Heureuse de vous revoir, même en de telles… circonstances… »

Fureur du Lion sourit et ronronna. Elle venait de s’excuser par le biais d’une phrase détournée. Il était certains qu’elle allait réagir en s’excusant, mais pas de la sorte. Encore une surprise venant de la Guérisseuse du Clan des Ténèbres. Il observait la chatte qui semblait vraiment mal. Elle était surement mal de l’avoir bousculer. Mais qu’elle importance ? Elle n’aurait rien put y changer. Et ce qui était fait était fais. Elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle ne pouvait pas recommencer et éviter ce qui était une fatalité. Fureur du Lion croyait au destin, à la fatalité. Il croyait que tout était déjà écrit quelque part. La moindre erreur, le plus grand succès, tout serait déjà prévu à l’avance. Mais ordonné par qui ? Qui choisissait le destin des matous claniques ? Qui avait ce pouvoir ? C’était une des grandes questions de l’existence. Une question qui resterait à jamais sans réponse. Sa curiosité grandit de plus en plus. Il dut se retenir de lui poser la question qui le hantait. Il voulait savoir ce qu’elle faisait ici. Il était quasiment certains qu’elle voulait savoir la même chose. Fureur du Lion n’aurait pas d’excuse alors que la Guérisseuse pourrait prétendre être venu ici pour cueillir des herbes. Et puis si c’était cela ?  Si elle était venue que dans le but de cueillir quelques herbes pour des malades ou pour ses réserves ? Il pourrait peut-être l’aider. Au fond, les rivalités claniques s’effaçait presque lorsqu’on était Guérisseuse. Le seul problème serait qu’il serait mal vu en rentrant et dans le Camp des Ténèbres et dans son Camp étant donné qu’il rentrait surement à l’aube. Il abandonna donc bien vite sa demande d’aide et puis il n’était même pas certains que sa venue ici avait pour sujet de ramasser des plantes. Elle semblait même un peu trop anxieuse pour cela. Même si elle essayait de paraître calme, elle semblait emprunte d’une grande peur. Le silence pesait entre les deux. S’ils continuaient comme ça, ils rentreraient chez eux sans avoir dit un mot. Fureur du Lion regardait toujours la chatte droit dans les yeux, il la vit poser son regard sur le sien pour s’asseoir en face de lui. Ils allaient peut-être enfin discuter. Mais qui commencerais la conversation ? Qui se jetteraient à l’eau le premier ? Et qu’elle serait le sujet de leur conversation ? S’il y en avait une ? Fureur du Lion avait le don de se poser tout une multitude de questions, qui restaient le plus souvent sans réponse. Pourquoi ? Parce que c’était soit des questions sans importances ou bien au contraire, des questions trop importantes, trop personnelles pour être posées. Fureur du Lion qui commençait un peu à s’impatienter vit la chatte commencer à faire sa toilette. « Enfin ! » Elle allait enfin être présentable. Même s’il n’avait rien contre le faite qu’il y ait un peu de poussière sur son pelage, il préférait voir la vraie identité de chacun. Il préférait voir ce qu’il était vraiment. La fine couche grise qui recouvrait son pelage noir disparut en un clin d’œil. Après ce peu d’action, le silence de geste retomba. Le véritable silence, celui de la parole, était maintenant là depuis un long moment. Qu’est-ce que cela pouvait agacer Fureur du Lion. Heureusement que son hypocrisie cachait ce sentiment. Il souriait toujours bêtement à la jeune chatte, pas un grand sourire, mais un petit sourire quand même. Il n’allait tout de même pas prendre un air grave ou sévère, il ne voulait pas intimider la chatte. Déjà qu’il était bien plus grand qu’elle, à quoi est-ce que cela aurait servit de prendre un air dur ? Fureur du Lion vit de l’impatience et de la gêne dans l’attitude d’Ombre d’ Argent. En effet, elle se dandinait et regardait de gauche à droite. Qu’est-ce qu’elle cherchait ? Un prétexte pour m’abandonner ici ? Je ne pense pas que je lui en aurais voulut si elle avait fuit. Au lieu de cela, rouvrit sa gueule et un son, identique au précédent, s’échappa :

« C’est une belle nuit pour… euh… se promener. »

Le sourire inscrit sur le visage de Fureur du Lion s’élargit. Il commençait à éprouver de la sympathie pour la chatte qui se trouvait face à lui. Elle avait essayé tant bien que mal d’entamer la conversation et même si elle l’avait fait gauchement, elle l’avait fait. Elle avait eut le courage de commencer à parler. Fureur du Lion l’a vit lui sourire. Mais pourquoi ? Pour le forcer à lui parler ? Pour qu’il continue la discutions qu’elle s’était donné la peine de commencer ? Il ne comptait pas la laisser parler toute seule. Il n’était pas comme cela. Lorsqu’on lui adressait la parole, il répondait et ce même si c’était un de ses ennemis ou un rival d’un autre Clan. Avec la vieillesse, il aimait de moins en moins les tensions claniques. Il préférait discuter plutôt que de se battre. Il faut dire qu’avec l’âge il s’était assagi et il était devenu plus pacifiste, sans pour autant se laisser faire lors d’un combat. Il était toujours prêt à mettre une raclée à celui ou celle qui oserait se dresser devant lui. Il ne savait pas quoi dire. Il ouvrit la gueule et un son dissonant en sortit :

« Oui c’est une jolie nuit, la lune est splendide et ses souveraines, les étoiles sont toutes aussi admirables. Dit moi Ombre d’Argent, quel bon vent t’amènes en ce lieu ? »

Fureur du Lion était fier de lui. Tout en suivant le fil de la conversation, il avait put poser une de ces questions qui était la plus élémentaire. Il allait enfin savoir pourquoi la femelle qui se tenait devant lui était venu en ce lieu. Il ne tarderait pas à lui demander qu’est-ce qu’elle avait vu pour fuir et lui rentrer dedans. A la vitesse où elle avait courut pour le percuter, ce n’était pas une banale promenade de santé, non elle fuyait quelque chose ou quelqu’un. Mais comment lui demander cela ? Comment entrer dans ce sujet ? Demander déjà pourquoi elle était là, c’était bien, mais dirait-elle la vérité ? Ou mentirait-elle impunément au matou ? Il se le demandait et au fond de lui, il espérait qu’elle dise la vérité.

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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Sam 21 Déc - 19:28



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Ah, le vieux matou ne tarde pas à répondre à mon début simpliste de conversation ! Extérieurement, je me contente d’écouter, toute attentive. Intérieurement, que je suis soulagée ! Je me demande bien ce que j’aurais pu faire si jamais le Guerrier n’avait pas ouvert la gueule pour me répondre. J’aurais surement tenté à nouveau d’engager la conversation, mais après ? Si il était à nouveau resté silencieux, qu’est-ce que j’aurais fait ?

Bah, je me fais des histoires pour rien. Fureur du Lion m’a répondu alors je n’ai pas à m’imaginer la situation contraire. En plus quelle réponse ! C’est sûr que le vocabulaire et la syntaxe sont plus recherchés que les blablas attendrissant des Chatons et les récits plein de vitalité des Apprentis. On voit que la vie lui a beaucoup appris, qu’il a fait d’innombrables rencontres qui ont finis par lui apporter la poésie qui suinte de ses mots.

‘’ Et voilà que c’est à mon tour d’apprendre de mes rencontres. ’’

Paisiblement, la nuit continue sa route, son chemin, sa vie. C’est vrai qu’elle est magnifique cette soirée, comme toutes ses sœurs avant elles, et les prochaines à venir. La lune est toujours aussi belle, aussi brillante. Levant les yeux au ciel, je ressens l’envie futile de la toucher, cette rondeur blanche céleste. Mais aucun chat n’a réussi cet exploit, et je ne serais jamais la première à faire une telle chose. A moins que les Ancêtres, dans les Etoiles, ont ce pouvoir. En ce cas, il me faudra attendre pour réaliser cette pensée.

Le regard toujours vers les cieux, je m’intéresse maintenant à ses « souveraines ». Elles sont nombreuses et étincelantes en cette nuit sombre. Elles mettent un peu de lumière dans l’obscurité. Mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec les paroles du chat des Lueurs. Pour moi, et cela reste ma seule opinion personnelle, la lune est bien plus imposante, bien plus importante que la myriade de point scintillant autour d’elle.

« La véritable majesté, n’est-ce pas plutôt l’astre laiteux ? »

Et voilà que je ne peux m’empêcher de partager ma pensée avec mon interlocuteur. On s’en fiche, de si c’est la lune ou les étoiles, les dirigeantes célestes. Après tout, elles font finalement parties d’un tout qui sans l’une ou les autres ne serait pas ce tout. Elles sont toutes beautés de la nuit, peu importe nos opinions sur le sujet. Quoique, débattre de ces choses permet d’alimenter la conversation, et pour des passionnés, c’est toujours source d’intérêt.

« Pour vous répondre sincèrement, je fuyais. »

Les yeux tournés vers le matou le temps de répondre à sa question, je les baisse rapidement vers le sol de la forêt. La terre me semble soudain très intéressante. Je ne voulais pas mentir à un chat si imposant de sagesse, d’expérience, mais je n’ai pas non plus envie d’en parler avec un parfait inconnu. Je n’en parle déjà pas avec les miens, alors ce n’est pas à un Guerrier adverse que j’irais confier mes peines et mes cauchemars.

Cependant, ce n’est pas l’envie qui m’en manque tout de même, il faut que j’ouvre les yeux. Se confier, parler, il parait que ça soulage. Mais avant le soulagement, la délivrance, il faut quand même arriver à sauter le pas, arrivé à raconter à autrui nos doutes et nos peurs. Et c’est bien la chose qu’il me manque le plus à ce jour. Un chat avec qui j’arriverais à parler librement, un ami si proche que je n’aurais pas honte de montrer mes angoisses.

« Disons que mes nuits sont agités et que j’ai préféré prendre l’air un instant. Mais je me suis laissée emporter par ma course, pour vous atterrir dedans. »

Voilà, comme ça j’ai répondu plus ou moins à sa question, sans en dire de trop sur le sujet sensible. Après tout, ça arrive à tout le monde de sortir après un cauchemar, non ? Ce n’est pas chose inhabituelle. D’ailleurs, peut-être que lui-même est ici pour cette raison. Plus ou moins. Fureur du Lion a peut-être aussi le sommeil léger et un bruit l’aura réveiller. Je voudrais bien lui demander, mais je trouve que c’est un peu impoli de retourner la question qu’on vient d’avoir. On dirait un interrogatoire après. Il me fera part de ce qu’il veut, et voilà.

Soudain, notre tranquillité est brisée. Un petit vent frais se lève, animant les brins d’herbe et nos pelages. Je regarde distraitement le mouvement ainsi créer. C’est amusant comme parfois, un rien nous occupe. Surtout lorsqu’on aimerait ne pas être dans l’attention d’un autre. Personnellement, je préfèrerais que le Guerrier parle philosophie ou histoire plutôt que nous parlions de moi. Mais bon, si il veut savoir des choses et qu’il me demande, je répondrais comme je pourrais. Quand même.

« On dit que la nuit porte conseil, mais je crois qu’aujourd’hui, elle m’a apporté une armée de conseils en la personne d’un sage tel que vous ! »

J ’ai toujours admiré les plus anciens d’entre nous. Ils sont notre passés, le moyen le plus sûr de communication entre les générations. De véritable source d’inspiration également, pour qui prend le temps de connaitre, d’apprendre et de ressentir les choses aux travers leurs récits. Peut-être que je pourrais en profiter un peu cette nuit.




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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Dim 22 Déc - 16:31



Discussion au Grand Air
feat Ombre d'Argent

Observant la jeune chatte, Fureur du Lion remarque qu’elle est très attentive à ces dits. Cela lui fait plaisir, surtout que ces paroles n’étaient pas très recherchées. La jeune chatte du Clan des Ténèbres semblait les boire comme on pouvait boire de l’eau fraîche, limpide et délicieuse. Fureur du Lion se retint de ronronner à la réaction de la jeune chatte. Il était rare qu’une chatte aussi jeune ait la sagesse d’écouter un si vieux chat. Mais voilà, le vieux n’était pas dupe. Il savait que ce n’était qu’une apparence, un masque, elle ne l’écoutait que par apparence. Dans son for intérieur, elle devait penser autre chose. Mais quoi ? Comment le savoir ? Encore faudrait-il avoir le pouvoir de passer à travers les apparences et de voir ce que pensent réellement les personnes. Une personne ayant un tel pouvoir n’avait jamais existé et n’existerait surement jamais. Toujours est-il que la jeune chatte semblait se poser beaucoup de question. Cela se voyait au niveau de son visage contrasté malgré le faite qu’elle essaye de le cacher. On ne pouvait quasiment rien caché à Fureur du Lion. Avec le temps, il avait appris à déchiffrer certaines techniques pour cacher ses émotions ou du moins les dissimuler. Le Vétéran fixait la Guérisseuse qui elle fixait le ciel. Le matou fut lui aussi attirer par cette belle chose qu’était le ciel. Il était d’un noir vraiment sombre, uni et à la fois magnifique. Cette couleur assombrissait les paysages et plongeait ceux-ci dans une ambiance à la fois anxieuse et paisible, il suffisait simplement de connaitre un territoire pour que celui-ci passe de l’anxiété à une ambiance paisible. Il se perdit dans ses pensées et commença à rêver de choses improbables, impossibles, utopiques. Il rêvait par exemple de devenir un jour Chef, malgré les vieux jours qui approchaient à grands pas, il ne pouvait se défaire entièrement de cette ambition, même si tout au fond de lui, il savait qu’il mourrait sans avoir accomplit de grande chose. Il mourrait simplement en ayant vécu une vie banale de Guerrier, sans vrai moments de bonheur. Effectivement, il n’avait jamais été plus loin que le rang de Guerrier, il n’avait jamais vraiment accomplit d’exploits, il n’avait jamais eut de compagne et encore moins de chatons. Tous ce qu’il avait eut, c’était des novices, dont une avec laquelle il partageait encore une relation étroite et qui avait, contrairement à lui, accomplit de grande chose : Élégance du Papillon. Fureur du Lion semblait soudainement abattu, toujours est-il qu’il se garda de montrer cela à la jeune Guérisseuse et avec le peu d’expérience qu’elle avait, elle croirait sans problème qu’il était heureux et comblé par sa vie de Guerrier. Il essaya de se remettre dans la conversation, du moins dans l’instante. Il avait envie de passer des bons moments avant que la fin le rattrape. Et ce soir, il le pouvait et avec une jolie chatte, certes d’un Clan rival, mais puisqu’elle était Guérisseuse, les rivalités claniques s’effaçaient un peu. Le ciel sombre était accompagné d’une multitude de ce que les chats clanique appelaient étoiles. En plus de ces étoiles, qui représentaient chacune un grand Guerrier de jadis, une demi-sphère, un croissant, trônait au-dessus du territoire des félins claniques. Qu’est-ce que ce paysage était apaisant pour Fureur du Lion. En observant le ciel, il voyait son passé repassé devant ses yeux. Il revoyait ses parents qui lui souriaient alors qu’il était un chaton, il revoyait ensuite son passage de Chaton à Apprenti et d’Apprenti à Guerrier. Ce jour, sa mère avait été tellement fière qu’elle avait versé quelque unes de ses précieuses larmes. Fureur du Lion devenait nostalgique et mélancolique. Il soupira silencieusement avant de reporter son attention sur la chatte ébène. Sans le regarder, elle articula :

« La véritable majesté, n’est-ce pas plutôt l’astre laiteux ? »

Fureur du Lion regarda la femelle d’un air étonné. Est-ce qu’elle essayait réellement de faire ce qu’il croyait ? Du moins au aurait put aisément le croire. Est-ce qu’elle essayait de parler avec des paroles sages et des anaphores pour se rendre plus sage ? Plus réfléchi ? Fureur du Lion voulut lui dire sa façon de penser. Le vouvoyer passait encore, mais essayer de parler comme un sage, non. Le vétéran hoche négativement la tête. Il n’aimait pas les chats se prenant dans ce qu’il pouvait croire un jeu. Il n’aimait pas que l’on cache ses apparences sous des dits qui pouvaient paraître sage. Ombre d’Argent avait beau être Guérisseuse, de tels anaphores ne pouvaient pas lui venir naturellement. Elle devait se forcer à adapter un langage plus que soutenu pour parler à Fureur du Lion. Hors, il ne demandait pas tant d’attention. Il était un chat comme les autres, aussi vieux soit-il. Il soupira de nouveau et toujours aussi silencieusement. Peut-être que finalement, cette rencontre n’était pas une bonne rencontre. Après tout, elle venait à peine de commencer que la chatte lui avait déjà rentré dedans et essayait ensuite de paraître plus éclairée ce qui avait le don d’agacer le vétéran. Malgré tout le respect qu’il avait envers les Guérisseurs, il ne pouvait s’empêcher de penser négativement sur les actions présentent de la chatte. Il n’eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion que la chatte l’interrompit dans ses pensées pour répondre à la question qu’il avait antérieurement posée :

« Pour vous répondre sincèrement, je fuyais. »

Cette fois-ci, ces paroles ressemblaient plus à celle qu’une chatte de son âge devait avoir. Fureur du Lion sourit, peut-être que finalement, cette rencontre au clair de lune allait devenir intéressante. Surtout que ce qu’elle venait de dire promettait de donner des suites de discussion très intéressantes. Elle venait d’avouer qu’elle fuyait. Elle avait, certes, déjà fait un grand pas en disant qu’est-ce qu’elle faisait au Guerrier, mais elle avait également ravivé une flamme de curiosité à l’intérieur de Fureur du Lion. Le félin couleur fauve voulait maintenant en savoir plus. Il voulait savoir qu’est-ce qui l’avait fait fuir. Ou bien qui l’avait fait fuir, car après tout, les deux choses étaient possibles. Elle pouvait très bien avoir fuit ses responsabilités qui dans ce cas étaient une chose ou bien fuir un animal dangereux, comme un blaireau, par exemple. Le vétéran pensait toujours au plus négatif pour ne pas tomber plus bas. Enfin pour ne pas être surpris par les raisons, les causes qui avaient fait que la chose s’était produite. La jeune chatte osa détacher son regard du ciel pour le poser sur Fureur du Lion. Seulement, elle ne le fixa pas longtemps, aussitôt qu’il eut croisé son regard, elle le détourna pour fixer intensément le sol. Le vétéran se demande ce qu’il pouvait bien y avoir de si grave. Il espérait qu’elle n’avait pas abandonné un patient ou je ne sais qui à son Camp. Avait-elle peur de lui parler ? Est-ce que Fureur du Lion était si intimidante ?  Non, il semblait plutôt sympathique, du moins, c’est ce qu’il pensait. Ce n’est pas comme s’il avait un pelage couvert de sang et une peau couturée d’égratignures, il n’avait pas perdu de membres, d’œil ou d’oreille. Alors qu’est-ce qui repoussait la chatte ? Est-ce qu’elle avait peur qu’il parle de son problème, si jamais elle en avait un, à tous les Clans de la forêt ? Fureur du Lion ne savait pas quoi penser. Il faisait tout pour se montrer sympathique et toujours prêt à l’écoute des autres. D’ailleurs, dans son Clan, il espérait bien aider certains Guerriers rebutés sur leur passé, rien qu’en les écoutant, en les conseillant. Il pouvait peut-être remettre des Guerriers sombres, froids, distants, vivant sans but, en Guerriers calmes, enjoués et ayant retrouvés leurs joies de vivre. Si jamais il arrivait à parler avec cette chatte alors c’est qu’il pourrait le faire avec celles et ceux de son Clan. Il tendit donc l’oreille jusqu’à discerner sa voix :

« Disons que mes nuits sont agités et que j’ai préféré prendre l’air un instant. Mais je me suis laissé emporter par ma course, pour vous atterrir dedans. »

Fureur du Lion se mit alors à réfléchir. La chatte venait de lui donner une explication un peu plus précise, mais toujours pas assez pour régler le véritable problème. Il voulait vraiment l’aider. Malgré leurs mauvais départs à tous les deux. Il ressentait une véritable envie, que dis-je un véritable désir de l’aider. Il voulait aider tous ceux qu’il pouvait avant de rejoindre le Clan des Etoiles. Il aurait voulut que tous retrouvent le droit chemin en l’écoutant, et surtout en suivant ses conseils. Seulement, il ne pouvait pas aider tout le monde, il devait choisir, du moins la fatalité devait choisir. Parce que c’est bien elle qui choisit votre vie, qui vous conduit, malgré vous, où elle veut vous conduire. Elle vous fait faire ce qu’elle désir et cela, vous ne pouvez pas l’en empêcher. Si cette fatalité a décidé de vous faire devenir un mauvais Guerrier alors vous le deviendriez. Hors c’est ce que Fureur du Lion voulait combattre. Il voulait combattre la fatalité, les destins inéluctables. Il voulait que tout le monde puisse choisir la vie dont il rêve, tant que celle-ci ne nuit en rien aux autres. Fureur du Lion était une nouvelle fois perdue dans ses pensées lorsqu’une légère brise le sortit de ceux-ci et le ramena sur Terre. Les herbes deviennent folles, elles dansent, tanguant à cause du vent. Ce ballet est vraiment un spectacle magnifique et il serait encore plus beau vu de la Souche Ancienne. Mais là n’était pas la place des deux compères. A la limite, une Guérisseuse pouvait avoir sa place sur la souche, mais un simple Guerrier non. Le vétéran sent son pelage se soulever aux grés des vents. Qu’est-ce qu’il aimait cela. Le vent soufflant dans son poil. Cette sensation de liberté qui l’emplissait lorsqu’il courait dans la lande. Il profitait de ce petit courant d’air. Il fixait toujours Ombre d’Argent qui elle semblait être plus attirée par les mouvements des herbes que par cette magnifique sensation. Fureur du Lion trouvait cela dommage. Elle qui était souvent enfermé dans sa forêt, elle pourrait profiter du vent qui ébouriffais on pelage. Elle ouvrit encore une fois sa jolie gueule pour parler :

« On dit que la nuit porte conseil, mais je crois qu’aujourd’hui, elle m’a apporté une armée de conseils en la personne d’un sage tel que vous ! »

Fureur du Lion qui s’attendait à une nouvelle révélation fut flattée par le commentaire de la chatte. Cette fois-ci il semblait réel et elle semblait vraiment avoir la conviction de ce qu’elle venait de dire. Hors, Fureur du Lion n’était pas plus sage qu’un autre. Il avait, certes, vécu plus longtemps que la plupart des Guerriers de cette forêt, ce qui le transformait en mine d’expériences et d’information, mais pas plus. Il savait uniquement ce qu’on lui avait transmit. Il sourit et se retint de ronronner. Il était vraiment heureux de l’avoir rencontrer. Il espérait pouvoir rendre service à cette chatte, en l’aidant, par exemple à résoudre son problème de mauvais rêves. Il ouvrit donc sa vieille gueule emplit de vieux crocs et un son rauque en sortit :

« Sachez que votre commentaire me flatte énormément et que je ne m’attendais pas du tout à cela de votre part. Je ne suis qu’un vieux chat ayant recueillit un certains savoir au fil de sa vie, rien de plus. J’aimerais vraiment pouvoir vous aidez à résoudre vos problèmes, du moins si vous me permettez de le faire. »

Fureur du Lion fixa la jeune chatte avec une envie derrière la tête. Pour une fois qu’il n’avait pas été hypocrite et qu’il avait dit concrètement ce qu’il désirait faire. Il avait essayé de paraître convaincant. Comme s’il était la solution pour résoudre son problème. Hors, il n’était pas sur de lui car il n’était pas non plus un Dieu, il ne pouvait pas tout résoudre à lui tout seul.

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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Mar 4 Fév - 17:26

Discussion au grand air
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La nuit continue son chemin tranquillement sans s’occuper un seul instant de nos êtres. Elle suit la route qui est tracée par le destin pour elle, sans se poser de question, sans comprendre et sans rechigner. La seule chose qui lui importe, à cette maitresse des ténèbres, c’est de continué à avancer droit devant, comme elle le fait chaque nuit depuis la création du monde. Elle profite du temps qui lui est donné avant que ne revienne le jour avec son soleil éclatant de lumière.

Le vent continue de souffler sur nous, m’apportant l’odeur du vieux chat. C’est bien entendu l’odeur de son clan qui prime, comme il en est de même pour moi-même. Cependant, on peut également sentir la vieillesse, du moins la voir d’autant plus. Il ne respire pas le combat ou l’envie de courir comme les plus jeunes des guerriers, ni l’ambition démesurée de ceux qui n’auront que ce qu’ils méritent.

J e suis bien heureuse de savoir que mes paroles lui ont plus. Durant un court instant, je me suis demandée si je n’avais pas osé aller un peu loin et un peu vite en besogne. Mais il semble bien que même sur les plus anciens, la flatterie a ses effets. Un compliment est toujours bon à prendre, après tout. C’est dans la nature de tout être d’aimer être complimenté. Qui n’aime pas entendre des choses gentilles sur lui ? A la condition que cela soit vraiment pensé, bien entendu. Sinon, on appelle cela de l’hypocrisie ou de l’ironie.

Dès la fin de sa deuxième phrase, je ne peux retenir un petit ronronnement. Fureur du Lion joue un peu au modeste à cette occasion. Après tout, les connaissances qu’il a pu emmagasiner depuis sa naissance doivent être aussi nombreuses que variées ! Il dit n’être rien de plus, mais il n’en ai pas moins rien de moins à la fois. Un petit sourire sur les babines, je m’étire un instant, car restée assise n’est pas dans mes habitudes, surtout en ce moment.

Alors que la mauvaise saison approche, les malades commencent déjà à arriver. Il va falloir que je songe rapidement à trouver un apprenti. Je pense que la petite avec qui j’ai parlé l’autre jour a un grand avenir devant elle. J’en parlerais avec mon chef demain en rentrant au camp. Mais je me reconcentre bien vite sur la conversation en cours. Ainsi, le guerrier me propose son aide pour régler mes problèmes. Il est donc prêt à m’écouter parler de chose qui ne le regarde pas, qui ne le concerne pas ? C’est sûr que c’est gentil de sa part. Mais c’est aussi embarrassant pour moi.

D’une, je n’ai point l’habitude de parler de mes problèmes aux autres, et ce depuis toujours. Il n’y a qu’avec mon mentor, Fragment du Crépuscule, que je pouvais parler sans crainte. Il avait toujours un bon conseil à me donner et surtout il ne m’obligeait à rien. Si je n’avais pas envie de parler, alors je n’avais pas à le faire. Et si au contraire j’avais envie de me confier, il avait toujours une oreille pour moi.

Enfin, peut-être puis-je parler avec Fureur du Lion ? Après tout, c’est de lui-même qu’il me le propose. Donc je ne risque pas de l’ennuyer avec mes histoires. Et puis, il est peut-être temps que je m’exprime un peu. Peut-être que c’est pour cela que les cauchemars reviennent sans cesse ?

« -Si cela ne vous dérange pas alors… Je n’ai encore jamais parlé de mes cauchemars à quelqu’un vous savez … Je n’aime pas ennuyer les autres inutilement. J’ai beaucoup de mal à dormir en ce moment. Chaque nuit c’est la même chose, plus ou moins. Alors que le sommeil vient de me gagner, je revis la mort de mes parents, ou bien j’imagine dans mes songes celle de mon mentor, Fragment du Crépuscule…»

Les mots sortent un par un. Au début, je commence doucement, mais au fur et à mesure, le flot s’intensifie. J’ai soudain l’impression d’être de retour dans le passé. Jeune apprentie, je confie mes craintes à mon incroyable mentor, qui m’écoute avec attention avant de me prodiguer ses conseils. Il m’aidait à comprendre pourquoi telle chose m’effrayée, ou pourquoi telle autre me poursuivait en rêve. Le désir de retrouver cette relation se fait bien vivace au fond de mon cœur, et l’envie me prend soudain de retrouver cette sensation d’écoute et de soutient dans ma conversation avec Fureur du Lion. Mais il faut traiter un problème à la fois. Commençons donc avec le plus ancien.

« -Bien souvent je revis simplement la scène, soit en tant que spectatrice soit à travers mes yeux à cette époque. Et je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais agis d’une autre façon, j’aurais pu sauver les miens ! Si j’avais pris part au combat, continue-je, ou si je n’avais pas tenté de sauver ce chaton, ma mère, mon frère et ma sœur, peut-être seraient-ils encore avec moi. Elle est morte par ma faute, et je ne sais même pas ce qu’il est advenu de Patte d’Or et de Patte de Crystal. Ils sont peut-être encore vivants quelque part, ou alors ils sont morts et je ne le sais même pas ! Je ne sais pas si je dois les pleurer et faire le deuil ou espérer, je soupire. J’ai peur de connaitre la vérité, mais l’inconnue m’effrayée aussi bien ! »



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MessageSujet: Re: Discussion au grand air [PV Fureur du Lion]   Dim 2 Mar - 15:15



Discussion au Grand Air
feat Ombre d'Argent

Les yeux de Fureur du Lion étaient toujours rivés sur la jeune chatte du Clan des Ténèbres. Le vieux attendait que la jeune se décide, ou non, à dire ce qu’elle avait sur le cœur. Elle qui avait si bien commencé, pourquoi est-ce qu’elle s’arrêterait en si bonne route ? De plus, elle décevrait beaucoup le vétéran si elle ne lui expliquait pas réellement son problème. Fureur du Lion avait beau être vieux et « sage », il n’était pas devin. Il n’était pas un chat mi-dieu comme pouvais l’être les Guerriers étoiles. Non. Lui il était un simple et banal Guerrier, un simple pion avec qui ses ancêtres jouaient depuis longtemps maintenant. A force de penser au Clan des Étoiles et au pouvoir qu’il obtiendrait peut-être là-haut, il voulait de plus en plus les rejoindre. Rejoindre sa famille et ses anciens compagnons et amis mort aux combats, lors de guerres ou encore lors d’accidents. Il avait tellement vécu, tellement vu et tellement souffert. Bien qu’il ne soit pas suicidaire, il avait cette forte envie de retrouver ceux qu’il avait aimés et qui étaient, malheureusement, partis trop vite. Le matou se mit à rêvasser sur son passé. Il ne faisait même plus attention ce à où il était, ce qu’il faisait et en quelle compagnie. Ce qui l’importait désormais étaient ses merveilleux souvenirs. Dans ses souvenirs, le matou se revoyait étant un jeune Guerrier plein de vie, d’énergie, de fougue et surtout beaucoup trop naïf. Un Guerrier bien trop ignorant, ne connaissant pas le futur désastreux qu’il allait avoir. Fureur du Lion sortit de ses rêveries lorsqu’il entraperçut du mouvement. En retombant sur Terre, il cligna des yeux et remarqua que la chatte n’était plus assise. Elle s’était redressée et s’étendait tout en souriant. Le vieux ne put s’empêcher de lui rendre son sourire. Cette chatte était vraiment étrange. Elle l’étonnait et il pouvait aisément l’avouer. Pourquoi ? Parce que durant toute sa misérable existence, il n’avait jamais vu une chatte du Clan des Ténèbres qui était amicale. Et pourtant, il en avait croisé des chattes et des chats dans sa vie et de tous les Clans. Il connaissait que trop bien le tempérament explosif et agressif des membres du Clan des Ténèbres. Les membres de ce Clan s’était d’ailleurs fondé une sacrée réputation avec ce mauvais caractère. Les jeunes ne cesseraient donc jamais de l’étonner. Comme quoi les générations futures pour être différente et ce changement, cette différence, pourrait avoir du bon. La jeune chatte semblait hésiter. Au fond, elle n’était pas obligé de lui dire quoi que ce soit ou de tout dire. Elle pouvait très bien refuser son « aide ». Il ne lui en voudrait pas. Il n’était pas comme cela. Déjà que d’avoir rencontré une chatte du Clan des Ténèbres aussi gentille était exceptionnelle alors si le Clan des Étoiles avait décidé que c’était tout ce qu’il verrait et entendrait d’extraordinaire alors ce serait le cas et le vieux matou retournerait la queue haute vers son Camp, sa couchette, vers son Clan. Elle levant la tête, il plongea son regard dans les étoiles. Il voulait savoir ce qu’il devait faire. Le silence était trop pesant pour lui. Il n’était pas du genre solitaire. Il préférait discuter. Discuter de chose intéressante ou non, de chose utile ou futile. Peu importe, tant que sa vie était rythmée, qu’il parle de souris ou de lapin ne changerait rien. Fureur du Lion était bel et bien un chat qui aimait le contact. Il le cherchait partout, peut-être plus prudemment que certains, mais c’était son côté méfiant et surtout son expérience qui avait forgé cette barrière qui restait tout de même facilement franchissable. Sans pour autant qu’il la regarde, la jeune chatte prit la parole :

« Si cela ne vous dérange pas alors… Je n’ai encore jamais parlé de mes cauchemars à quelqu’un vous savez … Je n’aime pas ennuyer les autres inutilement. J’ai beaucoup de mal à dormir en ce moment. Chaque nuit c’est la même chose, plus ou moins. Alors que le sommeil vient de me gagner, je revis la mort de mes parents, ou bien j’imagine dans mes songes celle de mon mentor, Fragment du Crépuscule…»

Fureur du Lion, tout en fixant les étoiles, écoutait la jeune. Celle-ci avait eu un peu de mal à s’exprimer mais lorsque l’état de peur était passé, elle s’était lâché et avait tout dit à l’inconnu qu’était Fureur du Lion. Du moins, il était un inconnu pour la chatte. Elle semblait enfin faire un semblant de confiance à Fureur du Lion. Le vétéran est heureux, il aime que les chats se confient à lui. Il aime surtout les aider. Et donc, dès qu’il le peut, il le fait. Il n’eut pas le temps de réfléchir plus que la chatte au sombre pelage, et aux origines toutes aussi sombres, reprit la parole pour terminer son récit :

« Bien souvent je revis simplement la scène, soit en tant que spectatrice soit à travers mes yeux à cette époque. Et je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais agis d’une autre façon, j’aurais pu sauver les miens ! Si j’avais pris part au combat, continue-je, ou si je n’avais pas tenté de sauver ce chaton, ma mère, mon frère et ma sœur, peut-être seraient-ils encore avec moi. Elle est morte par ma faute, et je ne sais même pas ce qu’il est advenu de Patte d’Or et de Patte de Crystal. Ils sont peut-être encore vivants quelque part, ou alors ils sont morts et je ne le sais même pas ! Je ne sais pas si je dois les pleurer et faire le deuil ou espérer, je soupire. J’ai peur de connaitre la vérité, mais l’inconnue m’effrayée aussi bien ! »

Plus il en apprenait et plus il trouvait son histoire excitante mais surtout triste. Il aimait en apprendre davantage sur les félins qu’il rencontrait et jamais au grand jamais, une chatte ne s’était confié comme elle à lui. Fureur du Lion sentit une sensation de malaise s’installer en lui. Comment pourrait-il aider cette chatte au passé désastreux ? Il n’avait jamais été dans une telle situation. Il avait certes perdu des membres de sa famille, il les avait d’ailleurs tous perdus. Mais pas dans les mêmes circonstances. Jamais il ne s’était remis en question. Jamais il ne s’était demandé si c’était de sa faute tout simplement parce que ce ne l’était pas car il les avait perdus de vieillesse. Le félin regretta un peu de s’être fourrer dans cette situation. Comment conseiller quelqu’un qui avait de tels symptômes ? Le vieux chat réfléchit un instant. Peut-être que des paroles sages et lourdes de sens pourrait lui faire entendre raison et l’aider à trouver elle-même la solution. Pour Fureur du Lion, elle devait trouver elle-même ce pourquoi elle revoyait cette scène. Ce n’était peut-être pas parce qu’elle en était responsable, mais peut-être parce qu’elle n’arrivait pas à faire son deuil ou peut-être tout simplement pour lui faire comprendre qu’elle n’est pas responsable. Le vieux soupira et son regard chercha une réponse dans les étoiles. Il demandait un peu d’aide de la part du Clan des Étoiles. Il n’arriverait certainement pas à l’aider sans eux. Voyant que personne ne lui répondait, il baissa la tête et fixa la Guérisseuse du Clan des Ténèbres. Il ouvrit la gueule et une voix rauque, usée par le temps, en sortit :

« Malgré mes nombreuses lunes, je n’ai jamais vécu ce que vous semblez vivre. Votre passé semble vous rattraper. Mais savez-vous réellement pourquoi ? Je ne pense pas que le Clan des Étoiles cherche à vous châtier pour un crime que vous auriez commis. Ce Clan est bien trop noble pour utiliser des méthodes si ignobles. Et croyez-vous que ce Clan aurait laissé une chatte coupable devenir Guérisseuse ? Je pense que vous devriez vous remettre en question. Essayez de voir votre rêve, non comme un mauvais rêve qui vous hante pour avoir raison de vous, non. Essayez de le voir comme rêve pouvant vous aider à réfléchir et pouvant vous aider à trouver la raison. »

Sur ces mots, le félin se tut. Il reporta son attention sur les étoiles qui restèrent, une fois de plus, silencieuses. Il espérait franchement pouvoir aider la jeune chatte. Le silence s’installa de nouveau, pesant sur chacun des deux félins. Un peu plus sur Fureur du Lion qui se sentait superflu et hébété. Il avait parlé trop vite. Il avait fait comme un Apprenti, c’était jeté sur la première proie sans jamais avoir appris une position de chasse, il s’était jeté dans le combat sans avoir eu d’entraiment martial. Cette sensation lui rappela le doux souvenir de son mentor. Cette belle femelle qui lui avait transmis tout son savoir. Au moins, il connaissais tout ce qu’il devait connaître sur le plan martial et sur la chasse aux lapins. Il n’avait plus rien à apprendre sur les Clans. En revanche, il lui restait tant à apprendre sur les sentiments et le passé de chacun.

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Étant sans nouvelle d'Ombre d'Argent, je déplace ce sujet. Donne un signe de vie, Ombre d'Argent, si tu veux poursuivre.


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